Richard Douieb
C’est à l’âge de 16 ans que Richard Douieb quitte la France pour Israël et y apprend toutes sorte d’Arts Martiaux dont le Krav-Maga. Quand il revient en France en 1980, il pratique différentes diciplines telle que le judo, le ju-jistu ou encore la boxe thai et la boxe américaine qu’il enseigne, et qui va le conduire a un titre de champion de France en 1983.
Puis, Richard retourne en Israël afin de passer ses Dan de Krav-Maga ainsi que son diplôme d’éducateur physique agréé par l’éducation nationale israélienne.
A la fin des année 1980, il est nommé représentant officiel du Krav-Maga en Europe par Imi Lichtenfeld en personne. Il va ainsi donner ses premiers stages en Suisse, puis devient le formateur exclusif du G.I.G.N en France. Richard enseigne actuellement le Krav-Maga à Paris tout en continuant ses activité au sein du G.I.G.N.
Quelques mises au point nécessaires
Que dire sur certaines disciplines aux noms étrangement similaires à la nôtre. Il est évident que leurs synthèses n’ont de commun avec le Krav-Maga que la dénomination approchante. Ces soi-disant grands maîtres se sont vus décerner leurs grades par eux-même, avec une suffisance qui n’atteint dans son ampleur que leur nombre de Dan auto attribués.
Lorsque l’on va jusqu’à dire que sa discipline est un mélange de boxe américaine et de Krav-Maga, ou que l’on s’inspire d’Arts Martiaux codifiés par des règlements stricts, il est évident que l’on a rien compris à l’essence de notre pratique. Le Krav-Maga est un Art Martial complet et en tant que tel, il est évident d’y retrouver des techniques similaires aux autres Arts Martiaux. Ce qui fait notre originalité, ce ne sont pas que ces techniques, mais la manière de les utiliser, et surtout le moyen dans la pratique de réduire les risques à leur minimum. Le Krav-Maga n’est pas un Art Martial en plus. Si deux pratiquants utilisent un même coup de poing ou de pied, ou un même dégagement d’étranglement, il serait aisé de discerner lequel des deux pratique notre discipline.
Je m’insurge également contre quelques « soit-disant » enseignants de Krav-Maga d’un niveau moyen voir médiocre, dont le travail prioritaire est de former d’autres enseignants en quelques jours, sur lesquels ils régneront sans partage, sans convivialité, et avec une déontologie qui ferait rougir de honte mon maître Imi dont ils se réclament pourtant.
Enfin pour en terminer avec cette mise au point sur le parasitage obligé d’une méthode dont le succès va croissant, j’ajouterais que le motif de ma colère ne vient pas de l’inquiétude que je pourrais avoir sur le développement de la FEKM qui ne craint rien de ces éléments négligeables, mais plutôt du tort que ces faux enseignants procurent à leurs quelques élèves qui sont venus se ranger de toute bonne foi sous la responsabilité de ces irresponsables, prêts à les abuser pour assouvir leur petit besoin de pouvoir.
