Historique du Krav Maga

Le fondateur du Krav Maga

Imi Lichtenfeld

Imi Lichtenfeld

Imi Lichtenfeld, est né en 1910 à Bratislava, en Tchécoslovaquie. Inspiré et encouragé par son père Samuel Lichtenfeld, ancien acrobate de cirque et lutteur, professeur d’éducation physique, détective et instructeur en Chef de la Police Départementale reconnu pour son enseignement de la self-défense, mais aussi pour ses nombreuses arrestations, Imi pratiqua de nombreux sports.
Il se concentrera finalement sur la gymnastique, la lutte et la boxe, participant activement pendant dix ans à un grand nombre de compétitions, dont il sortit souvent victorieux, principalement en lutte.

Imi Lichtenfeld
 

Lorsque, dans les années trente, le fascisme fit son apparition, Imi réunit autour de lui un groupe de jeunes athlètes, dont la mission était de protéger la communauté juive locale en luttant contre les troupes fascistes.
Il prit ainsi part à de nombreuses bagarres, qui aiguisèrent sa prise de conscience sur les différences entre les combats de rue et les compétitions sportives.
Les premiers principes du Krav-Maga étaient nés.

De par son action, il devint vite impopulaire auprès des autorités locales, et dû quitter Bratislava. Son périple dura deux ans, au terme desquels il arriva en Israël et entra à la Haganah (organisation paramilitaire de la population juive) où il enseigna les techniques de base de la self-défense avant de continuer ses activités au sein de Tsahal, l’armée israélienne. C’est à Tsahal, pendant vingt ans, qu’Imi perfectionna son système, tout en s’occupant de l’enseignement des instructeurs et des membres d’unités d’élite de l’armée.

Classé secret militaire jusqu'en 1964, le Krav-Maga intégra depuis la vie civile, aussi bien dans des institutions privées et publiques. Depuis, des milliers de personnes de tous milieux se forment au krav maga : services secrets israéliens, police, écoles, instituts privés ou cadres publics, surtout depuis qu’il a été reconnu par le Ministère de l’Education Nationale…

En 1978 Imi crée l’Israeli Krav Maga Association (I.K.M.A.) pour disséminer la méthode et transmettre ses valeurs.
Il en restera le président jusqu’à la fin de sa vie.

En 1981 le krav maga commence à se développer dans le monde.

Richard Douieb est délégué par Imi pour représenter le krav-Maga en Europe.

Jusqu’à ses derniers jours, Imi continua à développer les techniques de krav-Maga et ses concepts. Il supervisait personnellement les plus hauts gradés du krav maga et passait du temps avec les instructeurs. Imi contrôlait les progrès et les réussites de ses élèves, les captivant avec sa personnalité unique et son sens de l’humour prononcé et leur communiquant sa connaissance et son avis.

Le 8 Janvier 1998 Imi est mort à l’âge de 87 ans, gardant l’esprit fort même dans ses derniers moments.

Le système du Krav-Maga développé par Imi est fondé sur des valeurs morales et humaines, qui soulignent l’importance de l’intégrité, de l’humilité et du respect d’autrui.

 

Le Krav Maga en Europe

Richard Douïeb

Richard Douïeb

Richard Douïeb a été le pionnier du Krav Maga en Europe.
Il a été délégué par Imi Lichtenfeld en personne, pour le représenter sur le continent européen.
Pour assurer cette tâche, la Fédération Européenne de Krav Maga (F.E.K.M.) est créée en 1987 pour superviser l'enseignement de cette discipline, tel que l'aurait souhaité Imi.

Richard Douieb enseigne le krav maga en France depuis 1987. Né à Jérusalem en 1956, il a vécu en France jusqu’à l’âge de 16 ans. Il retourna en Israel où il débuta les arts martiaux à 17 ans.
A l’armée il découvre le krav maga et passe un diplôme d’instructeur militaire avec Imi Lichtenfeld le fondateur de la discipline. A l’âge de 20 ans, Richard revient en France.
Il pratique différentes disciplines : Atemi-ju-jitsu, Boxe thai, Boxe Américaine, où il obtient un titre de champion de France en 1983.
Finalement Richard décide de se consacrer au Krav Maga après avoir passé son diplôme d’État en Israel.
De 1993 à 2005, il a été le formateur exclusif du prestigieux Groupe d'Intervention de la Gendarmerie national (GIGN) français.

 

Les fédérations historiques du Krav Maga

Aujourd’hui on compte 6 principales fédérations dans le monde :

-Eli Avikzar (décédé en 2004) dirigeait le Krav Magen (K.A.M.I), principalement en Israel
-Richard Douieb dirige la Fédération Européenne de Krav Maga (F.E.K.M), en Europe
-Eyal Yanilov dirige Krav Maga Global (K.M.G), anciennement I.K.M.F, un peu de partout
-Haim Gidon dirige l’Israeli Krav Maga Association (I.K.M.A), en Israel
-Kobi Lichtenstein dirige la Krav Maga South America (K.M.S.A), principalement au Brésil
-Darren Levine dirige la Krav Maga Association of America (K.M.A.A), aux U.S.A.

Depuis quelques temps, la popularité croissante du Krav Maga a créé une recomposition des courants historiques,
avec l'émergence d'une multitude de petites fédérations autonomes ou courants alternatifs.

Tous revendiquent une meilleure pratique du Krav Maga, mieux adaptée à la rue voir plus opérationnelle, sans toutefois pouvoir en apporter la preuve ni même le démontrer.

Le cas de la Fédération Française de Karaté & Disciplines Associées (F.F.K.D.A)

Il est important de comprendre que la Fédération Française de Karaté n'a jamais représenté le Krav Maga avant 2008, dont elle ignorait tout de la discipline.

C'est en effet à partir de cette date que Richard Douïeb représentant la Fédération Européenne de Krav Maga (F.E.K.M), a décidé de négocier avec la F.F.K.D.A, pour que cette dernière puisse représenter "officiellement" le Krav Maga en France, afin de verrouiller et protéger les grades et diplômes de Krav Maga.

Ayant une délégation de pouvoir de l'État français et le Krav Maga étant alors supervisé par la F.E.K.M au sein de la F.F.K.D.A, celle-ci s'est donc retrouvée légitime a décerner les grades et diplômes de Krav Maga.

Mais ce système a très vite dévié :   Puisque les grades Krav Maga étaient devenus communs et équivalents avec les grades Karaté, il était facile et légal de revendiquer les mêmes grades pour les 2 disciplines.
Le Krav Maga devenant de plus en plus populaire, des gradés karatékas se sont mis à revendiquer illégitimement leur équivalence de grade en Krav Maga, afin d'augmenter les adhérents de leur club, tout en pratiquant une copie des techniques Krav Maga.

Il est évident que de tels pratiques ont eu pour conséquences de leurrer les adhérents de ces clubs, qui s'inscrivent eux de bonne foi, à une self-défense qui est réellement opérationnelle, mais dont la mauvaise pratique ou la mauvaise exécution des techniques Krav Maga peut se révéler inefficace - voir dangereux - pour une personne ayant un réel besoin de se défendre.

S'apercevant de son erreur et pour préserver l'intégrité du Krav Maga d'un nivellement par le bas, la F.E.K.M décide de quitter la F.F.K.D.A pour retrouver son autonomie en 2011.

Mais le mal était fait :   La F.F.K.D.A, ayant jusque-là la délégation de pouvoir de l'État français, a tout fait pour la conserver, même illégitimement.
Elle a ainsi usé de stratagèmes de communication, comme par exemple de recruter des personnalités connues - peu scrupuleuses - pour crédibiliser la représentation du Krav Maga, ou en inventant un championnat de france insensé de Krav Maga, afin de convenir tant bien que mal au code du sport.

Toutes les précisions sur les raisons du départ et les explications de Richard Douïeb de l'époque sont ici.